La pierre sèche : généralités
Il s’agissait le plus souvent d’un moyen d’épierrer les champs, d’accumuler de la bonne terre, d’assurer la gestion de l’eau pour créer des parcelles vivrières. Ainsi débarrassés de ces pierres et pour éviter de les transporter, on construisait avec, des terrasses, des enclos ou bien des cabanes abritant hommes, animaux ou outils.
Ces constructions ainsi réalisés étaient des dépendances éloignées généralement de la ferme, avec une utilisation occasionnelle, temporaire ou saisonnière. Bâti entièrement sans mortier, avec des pierres d’extraction locale, ils servaient d’abri pour ses outils, ses animaux ou sa récolte.
- Les cabanes en pierre sèche peuvent être nommées différemment selon les régions. Généralement le mot « cabane » est utilisé un petit peu partout comme c’est le cas pour l’Ariège. Il existe toutefois dans le département l’expression « orri », par laquelle on désignait le site d’habitation et d’exploitation pastorale dans les estives. Mais il faut être prudent car la véritable signification désignait, au sens large, un quartier de pâturage qui incluait l’abri du gardien et celui des ovins.
Datation
A partir du XVIIème siècle, la France rurale connait une économie basée essentiellement sur des terres cultivées en marge des villages. Ce phénomène sera encore plus s’accentuer au XIXème siècle où on pouvait répertorier un nombre certain de cabanes dispersées sur une quarantaine de départements français.
Cependant, d’après l’étude faite des inscriptions gravées sur les constructions, on peut se rendre compte que les plus anciennes datent de l’époque de Louis IX, et les plus récentes de la IIIème République. En règle générale, on peut actuellement affirmer que la plupart des bâtisses en pierre sèche, qu’il s’agisse de cabanes, de terrasses de culture ou encore de grangettes, datent des grands travaux de la fin de l’Ancien Régime.