Les moines défrichèrent et installèrent des jardins en terrasses et l’on pu dire que le grand amphithéâtre de la combe du Mas d’Azil a longtemps constitué un domaine privilégié, tapissé de jolies vignes, de beaux figuiers et de milles espèces d’arbres donnant les meilleurs fruits.
L’abbaye disparue, les villageois cultivaient les jardins et alimentaient en légumes et en fruits les marchés de la région. Tous les vendredi, à minuit, un convoi d’ânes et de chevaux lourdement chargé partait du Mas pour la foire du samedi qui se tenait à St Girons.
Le Mas d’Azil est resté, jusqu"au XIX ème siècle, un important marché fruitier, ses spécialités étaient non seulement la pèche, mais aussi la figue et autres fruits du vignoble.
Les auteurs nous décrivent les marchés du Mas d’Azil (il y en avaient trois par semaine d’août à octobre) animés par une foule de paysannes portant dans leurs corbeilles ces figues jaune clair qu’on appelait "figues reines" ou encore " figues verdales".
- En 1875, Bordes sur Arize, aux portes du Mas d’Azil, vend pour 12 000 francs de figues à des marchandes venues de Toulouse.
Durant la première moitié du XX ème siècle, les vignes furent progressivement arrachées au bénéfice, sur les zones relativement planes, de pâturages entretenus. Les cultures fruitières disparurent. La broussaille envahie alors les parties abruptes détruisant les murets de pierres sèches qui soutenaient les anciennes terrasses.
Les foires si fréquentées tombèrent dans l’ombre mais les anciens se souviennent encore des vignes en terrasses étagées sur les parois de la combe, des vendanges au soleil, des transports de "comportes"de bois sur les charrettes bleues, des cris des enfants croquant les pêches de vigne tardives et les figues en se "moustant" de jus de raisins.
Les traces des murets de pierres sèches soutenant les terrasses sont encore visibles si l’on s’aventure dans les broussailles qui recouvrent les pentes mais elles s’effondrent, démantelées par les racines et les intempéries.
Deux associations œuvrent en partenariat pour la sauvegarde de ce patrimoine : Effets Nature et la confrérie des Tindoulets de la figo.
Effets Nature
Depuis 2001, l’association organise chaque année le premier week-end d’octobre la Fête de la Figue.
•Fête pour dire : mobilisons-nous, ne laissons pas perdre notre pays, sa beauté, sa richesse culturelle, ses ressources, ses liens sociaux,
•Fête d’échange sur les richesses anciennes, les actions d’aujourd’hui comme les projets pour demain.
•Fête vitrine des savoir faire locaux et régionaux.
•Fête à l’échelle d’un village où plaisir et détente se confondent à la vue des objets d’art, des spectacles, des fleurs et des figuiers.
•Fête savoureuse pour sa gastronomie artisanale et ses figues.
_•Fête parfumée à la figue par la cuisson des confitures.
Lors de la première Fête de la Figue, en 2001, onze figuiers portant chacun le nom d’un bébé né en 2000 ou 2001, ont été planté symbolisant le désir commun d’enracinement sur cette terre que nous voulons préserver.
Lors de la sixième Fête en 2006, une dizaine de figuiers ont été plantés dans le village. Ils mettront leurs figues à portée de tous.
- La Confrérie des Tindoulets de la Figo
Confrérie de la figue ariégeoise parrainée par la confrérie des "Bécos Figos" de Lézignan l’Evêque (34). Elle a pour vocation la réhabilitation et la promotion de la figue d’Ariège et tous les projets connexes.
| Descriptif detaillé | |
| Groupes acceptés | oui |




