Les éléments de petit patrimoine bâti liés à l’eau sont prédominants sur le territoire.
Toutes les communes en possèdent un certain nombre notamment les lavoirs, les fontaines et les abreuvoirs.
Les fontaines
L’approvisionnement en eau était, avant l’installation de l’eau courante dans les maisons, un enjeu vital.
L’Ariège, département de montagne, est une région qui possède de nombreuses sources, c’est pourquoi on y trouve de nombreuses fontaines dans les villages et hameaux mais également dans les lieux les plus reculés. Elles alimentaient en eau les villageois mais également les gens de passage (pèlerins, voyageurs, colporteurs…).
On trouve en Ariège des fontaines de caractère, construites en pierre, souvent situées sur la place centrale du village. Elles sont intéressantes à préserver et à mettre en valeur.
Dans nos vallées, les fontaines se trouvent principalement à Camarade, au Mas d’Azil, à la Bastide de Besplas et à Gabre.
Ce sont des sources naturelles avec un bâti en pierre sèche pour protéger l’eau ; en ce qui concerne les autres fontaines du territoire, elles servaient uniquement de réservoir.
Les abreuvoirs
L’abreuvoir « petit patrimoine d’eau » est l’héritage du passé agricole et pastoral de l’Ariège.
On en rencontre principalement dans les villages, les places de foires, les sentiers de randonnées (anciennes routes), les hameaux dans lesquels les animaux passaient, notamment en montagne.
L’abreuvoir est parfois associé à une fontaine qui l’alimente : on parle alors de fontaine-abreuvoir.
On constate sur l’ensemble du territoire, une prédominance des abreuvoirs béton. Anciennement en pierre l’abreuvoir comme le lavoir a été bétonné dans les années soixante.
Il reste cependant certains abreuvoirs d’intérêt patrimonial taillés dans la pierre de schiste, de granit ou de marbre ou alors construits à partir de dalles de pierre. Ils ont été généralement creusés par des tailleurs de pierre mais parfois aussi par des paysans durant l’hiver.
Les lavoirs
Les lavoirs ont été construits en grand nombre au cours du XIXème siècle. Ils reflètent la prise de conscience de l’importance de la propreté et sont le témoignage de la grande politique en faveur de l’hygiène lancée par l’État à cette époque.
Avant les femmes allaient directement laver dans la rivière, certains villages par manque de moyens ou par la proximité d’un cours d’eau n’ont pas construit de lavoirs et n’en possèdent pas. On peut cependant observer, dans ces villages, l’aménagement de descentes à la rivière (pierre plate à laver).