Description
Découvrez l'exposition « Aplegada de jaças » au Mas-d'Azil ! Une exposition dédiée à l'art contemporain à ne pas manquer.
À partir des gestes, des objets et des matières liés à l’estive, son travail explore les relations entre pratiques traditionnelles et formes contemporaines, entre usage, mémoire et transmission.
Ce projet se construit dans un va-et-vient entre le territoire de l’estive et l'atelier. Il prend appui sur un environnement façonné par l’élevage, la fabrication du fromage et la transmission de savoir-faire, en portant une attention particulière aux gestes, aux outils et aux objets qui accompagnent ces pratiques.
Les éléments du quotidien, collectés, observés et parfois transformés, deviennent des matières de création : textile, broderie, céramique, peau, fromage ou son. Leur déplacement dans le champ artistique permet de faire émerger de nouvelles lectures, sans chercher à figer les pratiques dont ils sont issus.
À travers ces différentes matières et formes, le projet interroge ce qui se transmet d’un geste à l’autre, ce qui se transforme avec le temps et ce qui demeure. Les œuvres cherchent ainsi à faire émerger une mémoire vivante du territoire, en faisant dialoguer son héritage avec des formes et des usages contemporains.
Des gestes qui traversent le temps, se transforment au contact du présent et continuent ainsi de raconter le territoire autrement.
Les mots « aplegada » et « jaça » sont polysémiques. Les œuvres de Julie Aubourg m’ont inspiré cette combinaison de mots comme titre de l’exposition car ils reflètent les diverses dimensions de la création de ses œuvres. « Aplegada » peut signifier l’action de plier, de ployer ; mais aussi de ramasser et de mettre à l’abri. En tant que nom, ce peut être un pli, le froissement d’une étoffe ; mais également un agencement et une réunion de matières, une assemblée, un rassemblement. La jasse, en montagne, peut être le lieu où les bêtes passent la nuit à l’estive. En occitan, «un jaç » est un lit fait d’une accumulation de végétaux où couchent bergers et bergères, maisaussi l’empreinte laissée. « Ua jaça », c’est aussi un dépôt, une couche géologique, un gisement.
Ainsi « aplegada » et « jaças » représentent les aspects multi-dimensionnels ayant conduit à ces œuvres : de la couche de l’estive au moment d’appréhender l’œuvre se sont mêlés savoir-faire, matériaux et histoire du Couserans en des créations-fusions ancrées dans le présent.
=> Estelle Galin Harris, escrivana – poetessa coseranesa, mes de julhet 2026

